Voyager vert avec Sébastien de Japan Travel

Résidant au Japon depuis de nombreuses années, Sébastien qui travaille actuellement pour l’agence de voyages et entreprise média « Japan Travel K.K. » nous raconte son parcours et se livre sur les motivations qui l’animent au quotidien: « faire un monde meilleur », aider les gens, promouvoir un mode de vie vert et un tourisme régénératif qui limite les dégâts environnementaux pour faire du Japon son pays d’adoption, un pays encore plus attrayant

Sébastien, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

Je m’appelle Sébastien Duval, j’ai 41 ans, je vis et travaille à Tokyo, et j’ai déjà passé 17 ans au Japon. 

J’ai obtenu un diplôme d’ingénieur à Nantes en 2001 avec stages en France et aux États-Unis puis un master en gestion de projets à Angers/Laval en 2002, et un master en robotique et réalité virtuelle à Saclay en parallèle.

Et grâce aux recommandations de mes enseignants français, j’ai pu compléter ces deux masters par un stage au Japon, leader mondial en réalité virtuelle.

Lors de ce stage à l’Institut Technologique de Tokyo qui s’était bien passé, je ne parlais pas japonais et j’avais été frustré de ne pas pouvoir visiter le pays.

Mais j’ai eu la chance de rencontrer un chercheur français qui m’avait conseillé de postuler pour une bourse Lavoisier du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, me permettant de revenir au Japon pour des études doctorales.

J’avais préparé mon dossier pour l’obtention de cette bourse, et attendu le résultat en étudiant la psychologie à Angers.. j’avais finalement dû organiser mon déménagement en urgence une fois le résultat positif obtenu !

C’est ainsi qu’a vraiment commencé mon aventure au Japon…

Comment s’est passé ton doctorat ?

Il s’est très bien passé ; comme prévu de 2003 à 2006, j’ai réalisé mon doctorat supervisé par un chercheur japonais parlant anglais, et aidé par sa secrétaire pour trouver un logement, ouvrir un compte en banque, devenir membre de la société japonaise de réalité virtuelle VRSJ…

La bourse Lavoisier a couvert mes frais de scolarité et dépenses quotidiennes les dix-huit premiers mois ; une bourse d’une banque japonaise et une rémunération d’assistant chercheur ont couvert les dix-huit mois restants.

Sur mon temps libre, j’ai pu profiter de Tokyo en bonne compagnie avec des étudiants japonais et internationaux, et joué dans un club de Volley Ball. J’ai aussi fait beaucoup de randonnée et pu visiter le Japon…

Mon université Sokendai a son campus dans la préfecture de Kanagawa près de Kamakura mais la plupart des étudiants n’y passent que pour la cérémonie d’admission, ou la remise des diplômes… Sokendai a des accords avec de grands centres de recherche japonais, et les étudiants y sont répartis selon leur spécialité ; l’Institut National d’Informatique « NII » où j’étudiais, est situé juste à côté du Palais Impérial à Tokyo.

Les conditions au NII étaient excellentes, avec accès à des chercheurs brillants et à de vastes bibliothèques sur place et en ligne, et avec des budgets permettant d’acheter du matériel et d’assister à des conférences au Japon et à l’étranger. J’ai décidé sans surprise de devenir chercheur au même endroit une fois mon diplôme obtenu.

Et qu’as-tu fait à la fin de ton contrat de chercheur ?

Une chercheuse Coréenne rencontrée lors d’une conférence internationale m’avait invité à travailler dans son groupe à Séoul et j’y avait vu une excellente opportunité de comparer le Japon à un autre pays asiatique, pour choisir où m’installer de façon permanente. Mon expérience en Corée du Sud a été formatrice et enrichissante, avec de bonnes conditions de travail et une culture à mi-chemin entre États-Unis et Japon.

Les Coréens étaient accueillants, me présentaient à leur famille (ce qui m’est peu arrivé au Japon), et nombre d’entre eux parlaient anglais sans souci. Malgré cela, je me suis rendu compte au bout de deux ans que je préférerais faire ma vie au Japon.

Pour quelles raisons préfères-tu le Japon à la Corée du Sud ?

J’aime passer du temps dans la nature, qui est bien plus variée au Japon pour des raisons géographiques et géologiques.

Le Japon s’étend de la Russie (Hokkaïdo réputée pour sa neige) à Taïwan (Iriomote réputée pour sa jungle). Les 6852 îles japonaises ont développé des faunes et flores très différentes, et l’activité volcanique importante permet de se baigner dans diverses sources thermales à ciel ouvert, entouré de montagnes enneigées, avec vue sur la mer, au cœur d’une forêt…

Comment as-tu appris le japonais ?

Quand je suis arrivé pour mon doctorat, je savais que j’allais rester au moins trois ans et qu’apprendre le japonais dès le début serait utile.

J’ai suivi des cours gratuits organisés au NII mais l’enseignante ne parlait ni français ni anglais, donc je ne pouvais pas obtenir d’explications et elle ne remarquait pas que des différences culturelles généraient des malentendus linguistiques… Par ailleurs, elle nous enseignait de façon académique plutôt que pratique, ce qui m’a poussé à étudier en supplément tous les soirs dans un café.

Quand j’ai remarqué au bout de trois mois qu’elle ne corrigeait pas toutes nos fautes (elle se concentrait sur le point de grammaire du jour) et que je risquais donc d’apprendre des erreurs lors des cours, j’ai arrêté d’y assister.

En plus d’apprendre sur des livres de cours, j’ai fait des échanges linguistiques avec des Japonais qui parlaient bien anglais et utilisé des dictionnaires électroniques pour apprendre en lisant les infos et des mangas.

Au bout de deux ans, je pouvais discuter sans souci et lire assez bien les documents du quotidien. Mon niveau s’améliore au fil des ans en pratiquant pendant le travail ainsi que sur mon temps libre, en discutant avec des artisans japonais, en demandant des explications aux locaux lors de mes voyages…

Que souhaitais-tu faire à ton retour de Corée ?

Je voulais faire un monde meilleur !

Mes recherches en informatique n’avaient pas un impact suffisamment concret. J’avais trois domaines en tête : l’environnement, la paix ou l’éducation.

Concernant l’environnement, je ne savais pas comment m’y prendre. Concernant la paix, je me disais qu’il faudrait que je travaille aux Nations-Unies et que cela ne serait ni facile ni rapide… Il restait l’éducation.

Une amie japonaise m’avait informé qu’une de ses connaissances allait ouvrir une école à la campagne ; j’y ai obtenu un poste comme enseignant d’anglais pour des enfants de 6 mois à 6 ans.
Je suis revenu au Japon en janvier 2011, j’ai suivi une courte formation et donné quelques cours puis nous avons eu le gros tremblement de terre et tsunami du Tohoku !

Entre Fukushima et Tokyo, l’école a été affectée : le séisme a été violent localement, les répliques ont continué pendant des semaines, et les parents, inquiets, gardaient leurs enfants près d’eux ; l’école a rapidement fermé par manque d’élèves.

Comment as-tu vécu cette période ?

Cette période a été dure : officiellement 19747 morts et 2556 disparus, perte d’emploi, risques sismiques quotidiens, inquiétudes concernant les radiations dans l’air et la nourriture, départ d’amis étrangers (surtout ceux avec enfant), inquiétude de mes parents en France…

Du côté positif sur le long terme, cette période a multiplié mon intérêt pour le développement durable et pour la résilience.
Il n’y avait pas de raison de remettre en cause ma décision (bien réfléchie en Corée) de m’installer définitivement au Japon mais les fuites radioactives de Fukushima pas si loin de chez moi, m’ont poussé à m’éloigner une semaine à Kyoto par précaution.

Heureusement, la situation ne s’est pas aggravée et j’ai trouvé un emploi équivalent à Tokyo comme remplaçant d’une enseignante ayant fui la capitale. Cet emploi s’est révélé temporaire car les parents japonais souhaitaient des enseignants américains, un souhait que la directrice ne pouvait ignorer à cause de la forte compétition entre écoles dans la capitale.

Qu’as-tu fait par la suite ?

J’ai travaillé dans plusieurs agences de voyages et dans une agence de marketing liée au tourisme réceptif (étrangers visitant le Japon).

Sur mon temps libre, j’ai étudié puis passé des examens en japonais qui m’ont notamment permis d’être certifié comme guide pour Tokyo par l’office du tourisme et des congrès de Tokyo (TCVB) et pour le Japon en général par l’organisation du tourisme réceptif d’Asie (AISO). Aujourd’hui, la loi japonaise n’impose plus d’être certifié pour être guide mais il vaut mieux l’être pour avoir des opportunités et un bon salaire. Par exemple, une ambassade cherchant un interprète-guide prendra probablement un bilingue/trilingue certifié.

En complément, j’ai suivi une formation de secouriste avec les pompiers de Tokyo ; cela peut toujours servir…

Organiser des voyages et guider dans tout le Japon m’a beaucoup plu. Je me suis principalement occupé de clients V.I.P. d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Inde, notamment des directeurs/chefs de multinationales venant visiter des usines et signer des contrats… puis profiter du pays. Occasionnellement, je guidais des épouses les jours de réunion. Les difficultés majeures étaient les contraintes religieuses et alimentaires car les clients étaient majoritairement musulmans, sikhs ou végétaliens. C’est durant cette période que j’ai commencé à m’intéresser au végétalisme (alimentation sans produit d’origine animale) et à assister à des cours de cuisine.

Une collègue américaine végétalienne et une collègue japonaise m’ont aidé à explorer le végétalisme au Japon pour tous budgets.

https://fr.japantravel.com/tokyo/v%C3%A9g%C3%A9talien-au-japon-recommandations-local/59974

Même si j’ai été déçu par mes premiers restaurants végétaliens à bas prix (goût faible, manque de diversité), je connais désormais beaucoup d’endroits où bien manger dans un cadre sympa.

Mon portrait a d’ailleurs été publié dans VegWorld Magazine en 2021 au sujet des voyages végétaliens au Japon !

Ma principale motivation est de pouvoir satisfaire et rendre heureux les voyageurs au Japon.

Et de ton côté, quel est ton régime alimentaire aujourd’hui ?

Je suis flexitarien (quasi-végétalien) principalement pour l’environnement.

Je travaille chez moi depuis le début de la pandémie et mes petits déjeuners, déjeuners, biscuits et boissons sont végétaliens ; mes dîners sont typiquement végétaliens ou végétariens (avec œufs et/ou produits laitiers). Par ailleurs, je me fais livrer des fruits et légumes bio chaque semaine ainsi qu’une boîte mensuelle végétalienne contenant des produits du Japon, de Taïwan…

Lors de mes déplacements professionnels, je suis flexible. Avant la pandémie, je mangeais moins végétalien par manque d’options dans les restaurants proches du bureau (je mangeais souvent végétarien à des restaurants indiens ou népalais).

Comment faire quand on est végétarien ou végétalien/vegan au Japon ?

Selon où l’on vit, cela peut être très compliqué si on ne cuisine pas chez soi !

La région du Kansai (Nara, Kyoto…) a de nombreux restaurants végétaliens car c’est le berceau japonais du bouddhisme. Sur certaines îles, il y a inversement peu de choix sans poisson ou fruits de mer.
En général, les repas japonais incluent beaucoup d’ingrédients pour assurer qu’il ne manque rien pour la santé. Les mets apparemment sûrs ne sont malheureusement pas nécessairement végétaliens ou végétariens : boules de riz à base de poisson, nouilles avec bouillon de porc, pains/viennoiseries rendus plus moelleux en remplaçant le beurre par du gras de porc…

Lire le japonais n’aide pas nécessairement car la loi japonaise n’impose pas de lister tous les ingrédients sur les emballages des produits vendus en supermarché par exemple.

Ceci dit, le Japon évolue car un nombre croissant de Japonais s’intéressent aux produits sans ingrédient d’origine animale pour leur santé et car de plus en plus de touristes et d’agences de voyages demandaient de la nourriture végane, halal ou kasher avant la pandémie.

Un supermarché près de chez moi (à la campagne) vend du fromage rappé végétalien et un centre commercial non loin a un rayon dédié aux plats préparés végétaliens.

Par ailleurs, les Jeux Olympiques ont contribué au lancement de produits grand public végétaliens ; par exemple les burgers verts de MOS Burger (1300 restaurants au Japon). Enfin, l’explosion des livraisons à domicile pendant la pandémie a certainement aidé les restaurateurs offrant des plats végétariens/végétaliens au moins dans les grandes villes !

Quel rapport a le Japon avec l’écologie et l’environnement en général ?

Les paradoxes sont nombreux au Japon.

D’un côté, on a une grande population de randonneurs, des enfants collectionnant les insectes, une religion shintoïste locale et très vivante basée sur un respect de la nature, 34 parcs nationaux, et divers jardins et sanctuaires shinto qui forment un réseau vaste favorable à la biodiversité et aux migrations saisonnières.

Et au contraire, de nombreux cours d’eau sont bétonnés, du plastique partout, un gaspillage courant avec des emballages dans des emballages dans des emballages !…

Certains lieux brillent, notamment la péninsule de Noto, où l’on peut louer des voitures électriques chargées avec des bornes bien disséminées approvisionnées par une électricité venant d’éoliennes et de panneaux solaires locaux, et la ville zéro-déchets Kamikatsu.
Des événements récents contribueront peut-être à une forte prise de conscience puis à des actions : le manque de neige pour le festival d’hiver de Sapporo, la floraison précoce des cerisiers à Kyoto battant des records millénaires, des vagues de chaleur nationales plus longues et plus intenses…

Que fais-tu actuellement ?

Depuis 2018, je travaille à Japan Travel K.K.

Japan Travel K.K. est le fruit d’un groupe de bénévoles souhaitant informer les résidents étrangers suite aux désastres de 2011 puis aider les locaux et touristes potentiels.

Agence média, agence de voyages et créateur technologique pour le voyage au Japon, elle donne de la visibilité au Japon et développe le tourisme de préfectures et villes en fournissant du conseil, en créant des sites web, en publiant du contenu en quinze langues…

Je suis Directeur du développement de la communauté, présent pour nos 20000 bénévoles inscrits avec l’aide de partenaires en charge de préfectures japonaises ou de marchés spécifiques.

J’aide mes collègues en trouvant des non-japonais pouvant servir de consultants, modèles, traducteurs, etc… qui dans l’idéal vivent près du lieu concerné par un projet, pour accroître l’expertise locale et limiter les coûts économiques/écologiques des déplacements.

Je sers aussi occasionnellement de consultant pour discuter en japonais d’alimentation ou de tourisme vert. C’est ainsi que j’ai conseillé la préfecture de Chiba et les ministères japonais de l’Agriculture, de l’Environnement et du Tourisme.

Est-ce que la pandémie du Covid-19 a eu un impact sur l’activité de ton entreprise ?

Les revenus de Japan Travel K.K. ne dépendant pas uniquement de la section agence de voyages, notre entreprise a moins souffert que la majorité des agences de voyages. Des partenaires/concurrents ont licencié plus de 50% de leurs employés en 2020 mais nous avons conservé tout notre personnel à plein salaire jusqu’à juin 2021.

Mes collègues de la section agence de voyages ont utilisé leur temps pour commencer un processus de certification verte, pour créer des portails en allemand et italien (prêts pour la réouverture des frontières), et pour générer des revenus avec des visites virtuelles. Ces visites d’une heure en direct avec un de nos guides sur place suivent un itinéraire prédéfini avec explications et incluent la possibilité de poser des questions.
La durée de la pandémie ayant été sous-évaluée en 2020 et les budgets gouvernementaux étant fixés pour une année complète, les entreprises participant aux appels d’offres n’ont pas vu leurs budgets baissés pour l’année fiscale 2020 (avril 2020 à mars 2021). Notre section média n’a en ce sens pas particulièrement souffert. Ceci dit, nous avons adapté la plupart de nos projets : création de règles sanitaires pour les voyages d’affaires, remplacement d’étrangers ayant quitté le Japon ou changé d’emploi à cause de la crise, réunions passées en ligne, réduction de la taille des groupes voyageant, changement des messages sur les réseaux sociaux…

Nous estimons qu’avec la progression des vaccinations au Japon, les frontières pourront rouvrir avant la floraison des cerisiers (mars 2022) donc nous n’avons pas d’inquiétudes particulières pour les revenus de l’année fiscale en cours.

Est-ce que dans le cadre de ton activité, tu mets en avant l’éco-tourisme et le tourisme durable ?

Depuis des années, nous présentons des destinations et activités variées liées à la nature, proposons des séjours à la campagne/ferme et du tourisme d’aventure, promouvons les parcs nationaux japonais, et fournissons une plateforme de réservation de vélos. Depuis juin, des membres spéciaux de notre communauté fournissent des suggestions et commentaires à notre responsable pour le développement durable afin de verdir notre entreprise.

Dans le cadre de la promotion des parcs nationaux par exemple, j’ai passé six jours en 2020 lors d’un voyage d’affaires dans un parc national à Shikoku pour conseiller le ministère de l’Environnement sur ce qu’il devrait faire pour mieux attirer et accueillir les étrangers : mise en avant des aspects uniques, sélection d’activités, enregistrement de sources d’eau potable via le service MyMizu (https://fr.japantravel.com/blog/eau-potable-gratuite-japon-mymizu/62144), limitation des machines à boisson contenant uniquement des bouteilles en plastique, proposition de déplacements en voitures électriques et de repas végétaliens, bénévolat pour protéger les tortues migratoires et les coraux locaux…

Nous allons certainement plus travailler sur les grands espaces et la nature car le sur-tourisme à un petit nombre de destinations (surtout Tokyo et Kyoto) était un problème sensible avant la pandémie. Mais il y a aussi d’autres raisons : de nombreux voyageurs ayant l’habitude de visiter le Japon souhaitent découvrir de nouvelles destinations, certains vont logiquement éviter les grandes foules suite à la pandémie, et l’offre en terme de tourisme d’aventure et de guides multilingues continuera à croître si le Japon reprend son objectif de millions de visiteurs supplémentaires chaque année une fois les frontières rouvertes.

Personnellement, je m’intéresse au tourisme régénératif et le présente notamment sur Instagram. Le tourisme durable se limite souvent à réduire les émissions de carbone alors que le régénératif restaure/renforce ce qui est endommagé ; le nettoyage d’une plage dont on profite ou l’aide à restaurer un récif corallien que l’on voit, sont des exemples faciles à comprendre. Dans le cas du corail, pour des raisons pratiques, on proposera peut-être plutôt des dons à des associations locales s’y connaissant bien.

J’ai vu sur sur ton site internet que tu t’intéressais au bouddhisme… Peux-tu nous en dire plus ?

Je médite quotidiennement et suis «spirituel» sans être affilié à une religion particulière.

J’ai étudié le bouddhisme avec le BDK, une organisation bouddhiste japonaise promouvant le bouddhisme en général (pas un courant particulier) dans le monde, afin de pouvoir mieux informer mes clients lorsque j’étais guide.

Où habites-tu ?

J’habite à la campagne avec mon amie, à Machida, dans l’ouest de Tokyo. J’y suis bien, je vois le haut du Mont Fuji derrière les montagnes depuis mon balcon, et je profite de jolis couchers de soleil !

Quel bilan fais-tu de ton parcours au Japon ? As-tu eu du mal à t’intégrer ?

Le Japon est plein d’opportunités mais les relations humaines sont très différentes de celles en France. Je n’ai pas eu de crise malgré des moments de doute.
Contrairement à certains de tes invités, j’ai pris très tôt la décision de ne pas passer de temps avec les français afin de me concentrer sur mon apprentissage de la langue et de la culture japonaise ; je pense que cela m’a beaucoup aidé à m’intégrer.

Au fil des années, j’ai développé de nombreuses relations avec des gens au Japon et à travers le monde grâce à mes expériences professionnelles. Et j’ai pu discuter avec de nombreux locaux peu habitués à voir des étrangers et content de pouvoir parler de leur région ou de leur artisanat en japonais.

Quelle est ton actualité ?

Dans quelques jours, j’aurai l’honneur de couvrir les Jeux Paralympiques de Tokyo pour le site officiel en français : interview d’athlètes, rédaction d’articles, traduction…!

Quels sont les endroits que tu recommanderais aux futurs touristes qui viendront visiter le Japon à la réouverture des frontières ?

J’ai visité la plupart des préfectures japonaises mais il me reste encore beaucoup à découvrir surtout que les changements saisonniers sont très marqués !

Mes préfectures préférées sont Hokkaïdo et Okinawa mais je recommanderais probablement d’autres endroits à des personnes ayant des intérêts spécifiques : artisanat, spiritualité, etc…

Hokkaïdo est extraordinaire pour ses grandes étendues sauvages, ses oiseaux migratoires, ses sources thermales au milieu de montagnes enneigées, son ciel étoilé…

Chutes de Shirahige à Hokkaido
Festival de la neige de Sapporo à Hokkaido

Okinawa m’a laissé de beaux souvenirs d’une plage de sable étoilé, d’une mer multicolore vue du haut d’une chute d’eau, d’une mangrove en kayak…

Île d’Iriomote à Okinawa

Pour les gourmets visitant le Japon pour la première fois, je recommande Kyoto et notamment Kanga-an près de l’ancien palais impérial…

Pour les passionnés d’histoire et de légendes, je recommande Kashihara, avec la tombe du premier empereur Jimmu, le site de son couronnement (sanctuaire Kashihara à quelques minutes à pied de la tombe) et un chouette quartier médiéval.

Sanctuaire de Kashibara et sa mascotte

Pour les voyageurs en chaise roulante, Tokyo est une destination accueillante : sanctuaire Meiji, musée Nezu… Pour les cosplayeurs, je recommande notamment la ville médiévale de Hagi.

Merci Sébastien pour ce témoignage captivant. A bientôt à Tokyo ou Machida !

Vous pouvez retrouver Sébastien sur internet et les réseaux sociaux :

Site internet : http://sebastien-duval.com

Instagram : https://www.instagram.com/sebastienplus/

LinkedIn :
https://www.linkedin.com/in/sduval/

Site internet de Japan Travel K.K. : https://fr.japantravel.com/

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